C'est toi, plume, la plus fidèle de mes confidentes en ce jour.
Avec toi, mes secrets si bien gardés dans les mots et leurs tours.
C'est à toi que je confie mes humeurs, si fortes et douces à la fois,
avec lesquelles tu séduis sans effroi.
Ma plume, si ma muse t'épouse, j'atteindrai le paradis!
C'est une phrase, dont bien des fois je ris!
Mes larmes sont l'encre avec lequel tu écris,
mes rires sont la voie que tu suis.
C'est par choix du destin que nous sommes ici,
tentant de nous jouer d'autrui.
C'est ainsi que j'en reviens à toi, plume,
pour rendre à mes pensées la légèreté d'une enclume.
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Vie, ô long fil passant entre les lames,
tu n'as donc pas encore pris mon âme?
est-ce par pitié ou pure gentilesse?
Sans réponse tu ne montres faiblesse.
Je t'avais pourtant offert des cadeaux
qu'en vain je pensais être sûr là-haut.
C'est dans tes virages, où tu t'égares,
que tous tes coups ne semblent pas si rares.
Condamné à t'offrir chaque pensée?
Celle qui, dans l'azur, semblait purifiée?
Pourquoi ce fil est-il à sens unique?
Dans un long chemin fini je survis.
Sans carte comme guide, mon instinct je suis.
Parce que toi, ô vie, me rends pathétique